Les pièces d'artifice se composent de matériaux de construction "inertes" (=enveloppes, baguettes, etc., en carton, matière synthétique, bois, etc., qui ne sont pas réduits en cendres lors de la combustion du feu d'artifice) et d'éléments pyrotechniques.
Les effets désirés, comme par exemple des effets visuels et sonores etc., sont produits par des mélanges chimiques.
Les composés les plus importants sont:
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Poudre noire (se compose de nitrate de potassium, charbon de bois, soufre) | |
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Composés lumineux. Pour des effets colorés, les sels de barium, de strontium et de cuivre sont également utilisés. Pour une coloration rouge par ex.: oxalate, carbonate et nitrate de strontium, pour le vert: oxalate, chlorate et nitrate de barium. | |
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Détonation: habituellement mélanges de fines poudres métalliques avec des produits oxydants. | |
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Parties sonores (chlorates, perchlorates ainsi que des sels d'acides aromatiques). Le développement du bruit se produit par une calcination oscillante. | |
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Les "composés fumigènes" par ex. contiennent, à part la partie combustible, des substances évaporables ou qui se subliment. |
En outre, on utilise des catalyseurs et inhibiteurs pour influencer le temps de combustion et la vitesse de réaction, et d'autre part, des substances additionnelles pour éviter la formation d'agglomérats ainsi que des matières liantes et lubrifiantes.
CHARGE ENVIRONNEMENTALE
En brûlant les feux d'artifice, la masse principale, la poudre
noire forme des produits de réaction solides tels que le carbonate, sulfate et
sulfide de potassium, outre du soufre non consumé. Avec les composés à effet,
les produits de réaction se présentent principalement sous forme solide et se
composent d'oxydes de métaux et en moindre mesure de chlorures de métaux. La
poussière fine, surtout, atteint des charges de pointe de courte durée. Par la
combustion de feux d'artifice contenant du cuivre, des dioxines peuvent se
former. (Office fédéral de
l’environnement, des forêts et du paysage
Les feux d'artifice occasionnent une augmentation significative
de la concentration de poussières. Une augmentation de la teneur en métaux
dans l'air lors de jours de fête spéciaux, est à attribuer aux feux
d'artifice. Dans leur composition, les poussières dues aux feux d'artifice se
distinguent fondamentalement des poussières d'autres sources d'émission. Les
risques sanitaires n'ont pas été étudiés suffisamment. (Office
fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage
PM10 (Valeurs moyennes de poussières fines respirables)
La capacité du poumon est déjà limitée par de minimes changements de concentrations de matières nuisibles dans l'air: les problèmes respiratoires sont étroitement liés à la charge de substances nuisibles dans l'air.
Plus d'un quart de la population souffre déjà lors du moindre effort de dyspnée. Selon la Ligue Pulmonaire Suisse, 10 % des enfants et à peu près le 7 % des adultes souffrent d'asthme.
PM10 ("Particulate matter smaller than 10 microns") sont des particules fines plus petites que 10 microns (µm).
Par une grande charge de PM10, nous respirons à chaque respiration des millions de particules fines. En inspirant, les plus grandes particules (5-10 µm) sont défà filtrées dans le nez et la gorge; les plus petites particules (3-5 µm) arrivent dans l'oesophage, dans les bronches (2-3 µm), les bronchioles (1-2 µm) et les alvéoles des poumons (0,1-1 µm) - et ainsi elles arrivent dans la circulation du sang! Les particules ne peuvent être éliminées en toussant. Chez des êtres déjà atteints surtout, les dépôts provoquent à la longue des inflammations dont souffrent surtout les asthmatiques. Les particules se déposent également chez des personnes en bonne santé, même si elles ne ressentent aucune irritation.
Conséquences: Toux, augmentation d'infections des voies respiratoires supérieures et inférieures, bronchites, dyspnée allant jusqu'à des accès d'asthme, rhumes, maladies du système cardiaque et circulatoire, cancer des poumons, etc.
Les jours où la proportion de poussière fine est élevée, les décès aigus et les urgences se multiplient. Une augmentation de la moyenne journalière des PM10 de 10 µg/m3, provoque un accroissement de décès non accidentels de 0,5 jusqu'à 1 % (surtout des décès dûs à des pneumonies, bronchites chroniques et maladies circulatoires).
Une étude internationale parmi la population en Suisse, en France et en Autriche, sur les effets de poussière en suspension (PM10) agissant sur les poumons, démontre que dans les trois pays envirion six pourcent des décès (c.-à-d. en Suisse 3300 personnes) sont à attribuer à la pollution de l'air. Selon l'étude, chaque année 87'000 attaques d'asthme en Suisse sont à attribuer à de la poussière en suspension se déposant sur les poumons; 4200 adultes tombent chaque année à nouveau malades de bronchites chroniques et chez les enfants au-dessus de 15 ans, 45'000 cas de bronchite aiguë sont dues annuellement aux PM10.